À propos

Mon Histoire…

Passionnée d’animaux depuis mon plus jeune âge, j’ai commencé à m’intéresser plus particulièrement aux mustélidés à l’âge de 8 ans. Plus tard, apprenant qu’il était possible d’avoir à la maison un mustélidé domestique, le furet, j’entreprends d’en apprendre davantage sur cet animal…
À 15 ans, je souhaite acquérir mon premier furet, mais il me faudra patienter jusqu’à mes 19 ans pour qu’entre dans ma vie celui qui allait achever de me faire basculer dans le monde des furets : Pichu.

Pichu : celui par qui tout a commencé…

De plus en plus accro à ces adorables petits clowns, je décide en 2011 de me lancer dans la reproduction en proposant Pichu en saillie. Malheureusement, toutes les tentatives échoueront. Loin de m’avouer vaincue, j’adopte ma première furette, Midona de la Furetière, en espérant qu’elle porte la descendance de mon mâle.
Là encore, cela ne fonctionnera pas, et je devrais donc me tourner vers un autre prétendant

En 2014 enfin, ma première portée voit le jour, des amours de Midona et de Phélim de l’Île aux Farfadets. Le constat est sans appel: faire naître des furets est une véritable vocation, et je souhaite pouvoir en faire mon métier !
Cependant, la vie dans un logement en location ne se prête guère à ce type d’activités…Je décide donc d’espacer les reproductions et ma deuxième portée ne verra le jour qu’en 2016, de la rencontre de Pookie des Twilight Polecats (une fille de Midona) et d’un beau mâle de lignée de chasse.

En été 2017, mon mari et moi nous mettons à la recherche d’une maison à vendre afin de réaliser mon rêve de devenir éleveuse professionnelle de furets. La magie opère et nous trouvons notre nouveau chez-nous ! Nous déménageons en janvier 2018 dans notre propriété au cœur de la forêt

Le rêve va pouvoir enfin se poursuivre…

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Mes qualifications

Après des études scientifique au lycée et à l’université, j’ai obtenu un diplôme de Soigneur Animalier diplômée du CFAA/CFPAA du Lot. J’ai également suivi plusieurs formations spécialisées dans la prise en charge de la faune sauvage grâce à l’Union Française des Centres de Sauvegarde.
Ce background m’a permis d’acquérir de solides connaissances en biologie, physiologie, zoologie, nutrition, éthologie, génétique et zootechnie.

Pendant 3 ans, j’ai exercé l’activité de journaliste pour le magazine national MINIZOO, spécialisé dans les petits mammifères de compagnie. J’ai ainsi pu écrire sur des sujets aussi variés que la communication des sugar gliders (Petaurus breviceps), le vison américain en tant qu’animal de compagnie, ou encore la maintenance du hérisson africain (Atelerix albiventris) en captivité.

Au fil des années, j’ai accumulé de nombreuses expériences pratiques en soins aux animaux de compagnie, ainsi qu’en soins et en maintien de la faune sauvage en captivité. En effet, j’ai exercé le métier de soigneur au sein d’une SPA féline et de plusieurs centres de sauvegarde de la faune sauvage. J’ai aussi travaillé au sein d’une animalerie et dans plusieurs parcs zoologiques, ainsi qu’en cabinet vétérinaire au titre d’auxiliaire vétérinaire spécialisée NAC. Pendant toutes ces années, j’ai effectué en parallèle des gardes d’animaux à domicile pour les particuliers.

Aujourd’hui, je me consacre pleinement à mes animaux, ainsi qu’à l’écriture d’articles sur le furet (ainsi que sur la moufette, les Psittacidés…) pour le webzine NAC Magazine.

Je suis épaulée dans l’élevage par mon compagnon, également passionné d’animaux.

Krokmou, un des premiers furets nés chez moi, en 2014

Mes objectifs

Mes objectifs de reproduction sont les suivants:

  • Faire naître des furets d’excellente santé (pas de handicap, de prédisposition aux cancers…)
  • Obtenir des jeunes avec un caractère agréable, ni trop « mous » ni trop nerveux
  • Allier une morphologie musclée à une belle couleur

Pour ce faire, j’ai décidé de démarrer avec une femelle de lignée rustique mais au caractère très fort. En alliant cette solide base rustique à des furets moins typés « Putois » (albinos, champagne) au caractère malléable, j’espère arriver à l’équilibre parfait entre rusticité et sociabilité.

Actuellement, je souhaite axer ma sélection sur les furets  « classiques » (zibeline/champagne/albinos, sans marquage ni angora) et faire inscrire mes lignées au sein du programme de Lignée Protégée de l’Association Française des Éleveurs de Furets.

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Mon éthique d’élevage

Dès que j’ai souhaité commencer l’élevage, je me suis posée la légitime question du rapport coûts-bénéfices. Et autant vous le dire tout net: l’élevage de furets n’est pas une activité rentable !
Si l’on retire les coûts d’entretien des animaux, d’alimentation, les frais vétérinaires…Il devient évident que l’élevage de furets n’est rentable qu’à partir d’une vingtaine de femelles reproductrices au minimum, et en revendant chaque année une partie des reproducteurs.
Or mes furets vivent avec moi, ce sont aussi mes animaux de compagnie et il serait très difficile pour moi de me séparer d’eux une fois passé un certain âge…Peut être y arriverais-je un jour si je participe à des échanges de mâles adultes, mais je pense que cela ne deviendra jamais la norme chez moi et que je devrais donc m’acquitter de l’entretien de la majorité de mes retraités.
Je n’ai pas choisi cette voie par appât du gain, mais bien par passion. Dès lors, il me paraît évident de fournir la meilleure alimentation à mes furets, de passer du temps avec eux, de conseiller les adoptants et d’offrir un service de récupération en cas d’abandon. Cela sous-entend également que je choisis sérieusement mes adoptants et qu’il est hors de question pour moi de laisser un de mes furetons partir chez n’importe qui !

Mes priorités absolues: le bien être et le respect du furet.

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Pourquoi faire de la reproduction ?

Dans un monde où le « jetable » est devenu une norme et où les abandons ne cessent malheureusement pas, on peut se demander quel intérêt a encore la reproduction d’animaux…
La réponse a cette question m’est venue en voyant que le nombre de furets « handicapés » (sourds, sans production de lait, rachitiques…) ne cessait de croître sur les forums spécialisés.

De nos jours, les furets sourds (par exemple les Dark Eyed Whites, les Badgers…) se vendent mieux et plus cher que des furets non handicapés ! Il va sans dire qu’ils sont donc beaucoup plus reproduits par les particuliers et les éleveurs professionnels que des furets plus rustiques et plus sains, mais moins vendeurs.

Ma motivation en tant qu’éleveuse est donc de faire naître des furets rustiques, sains, de bonne lignée, et avec une belle morphologie qui les rapproche de leur vraie nature: le putois d’Europe (Mustela putorius putorius) et non une espèce de rat carnivore !